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Noms de domaine : quelle extension choisir ?

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Outre le .com et le .fr, il existe à ce jour plus de 650 autres extensions et ce nombre ne va cesser de croître dans les mois et les années à venir. Si ce nombre laisse désormais un plus grand choix aux entreprises comme aux particuliers, il devient également plus difficile de s’y retrouver. Vanksen fait le point sur ce sujet. gTLDs et ccTLDs Les extensions sont avant tout réparties en 2 catégories : les ccTLDs (country code top level domains) et les gTLDs (generic top level domains). Jusqu’à il y a peu, il était très facile de distinguer une catégorie d’une autre, les ccTLDs étant les extensions à 2 caractères correspondant aux codes ISO à 2 lettres de chaque pays (ex. .fr, .de…) et les gTLDs étant celles à 3 caractères ou plus (.com, .info, .museum…). Si cela est encore vrai pour les extensions en caractères latins, ce n’est pas le cas pour celles libellées dans d’autres caractères, sans parler du .eu qui est un ccTLD alors que EU n’est pas le code ISO d’un pays. Mais en quoi cette distinction est-elle importante ? En résumé, tous les gTLDs sont protégés par une série de réglementations universelles adoptées par un organisme appelé ICANN, lesquelles, par exemple, permettent facilement de transférer son nom de domaine d’un gestionnaire à un autre ou empêchent les noms de domaine gérés par un certain bureau d’enregistrement de ne pas disparaître dans la nature si ce bureau d’enregistrement, pour une raison quelconque, se déclare en faillite. S’agissant des ccTLDs, chacun d’entre eux est réglementé par l’opérateur qui en a la gestion, lequel se trouve généralement (mais pas toujours) dans le pays auquel correspond l’extension. S’agissant des gTLDs, on peut y retrouver plusieurs sous-catégories à savoir : -  les gTLDs purement génériques (.com, .info, .website, .global…) lesquels sont ouverts à tous selon la règle du "premier arrivé premier servi" ; -  les gTLDs géographiques correspondant au nom ou à l’abréviation d’une ville (.paris, .nyc…), d’une région (.aquitaine, .bayern…), d’un continent (.asia, .africa…) ou d’une communauté territoriale (.schot, .eus…) et lesquels peuvent être soumis à certaines règles imposant, par exemple un titulaire domicilié dans la zone géographique concernée ou une utilisation d’un nom de domaine en relation avec la zone concernée; -  les gTLDs sectoriels (.autos, .travel…) se rattachant à un secteur d’activité et pour lesquels les enregistrements de noms de domaine peuvent être soumis à des conditions spécifiques; -  les gTLDs marques (.canon, .bmw) lesquels ont été créés à l’initiative des propriétaires des marques correspondantes, lesquels peuvent décider de les ouvrir à l’enregistrement de noms de domaine ou, au contraire, de ne les utiliser qu’en interne ou de ne permettre des enregistrements de noms de domaine qu’à leurs clients et/ou distributeurs. Cette liste n’est pas exhaustive et de nouvelles catégories peuvent donc apparaître dans le futur. Pour ce qui est des ccTLDs, chacun d’entre eux est soumis à des règles bien spécifiques. Bien que beaucoup de ccTLDs ont déjà été libéralisés, il arrive encore fréquemment que le titulaire ou le contact administratif d’un nom de domaine doive être domicilié dans le pays auquel l’extension se rapporte ou qu’un titulaire se voit imposer de choisir un nom sur lequel il dispose au préalable d’un droit antérieur en vertu de la législation du pays concerné (marque, raison sociale, AOC, titre d’œuvre artistique…). Vanksen.uk ou vanksen.co.uk ? Vous pourrez le plus souvent enregistrer votre nom de domaine directement sous l’extension choisies (ex. vanksen.lu, cotedor.be, volkswagen.de…). Pour d’autres, un élément viendra obligatoirement s’intercaler entre le label choisi et l’extension (ex. entreprise.co.th, association.org.au). Pour d’autres, les deux alternatives sont offertes, soit selon les mêmes règles, soit selon des règles distinctes. Cette architecture a donné l’idée à des investisseurs ayant pu mettre la main sur des noms de domaine au label identique à certains ccTLDs (ex. uk.com, za.net…) de proposer des enregistrements sous leurs labels; c’est ainsi qu’on peut rencontrer des noms de domaine tels que monentreprise.uk.com ou monclub.za.net. A noter cependant que les protections en vigueur pour, par exemple, le .com ou le .net ne s’appliquent pas aux noms de domaine en .uk.com ou en .za.net; c’est ainsi qu’un conflit survenu entre le titulaire de .uk.com et la société qui gérait les enregistrements en .uk.com pour le compte de ce dernier avait provoqué la suspension de tous les noms de domaine en .uk.com pendant quelques jours jusqu’à ce que les deux parties trouvent finalement un accord. Au niveau des ccTLDs, choisir d’enregistrer son nom de domaine principal sous l’extension d’un pays instable (ex. .iq pour l’Irak) peut déboucher sur une mésaventure comparable. Extensions multilingues Aussi bien parmi les gTLDs que les ccTLDs, on trouve désormais des opérateurs qui permettent l’enregistrement de noms de domaine avec des caractères accentués (ex. café.dk, müller.com) ou en caractères nom latins (ex. 无忧蜂鸣.cn) alors qu’apparaissent également des extensions dans des caractères non latins (ex. .рф). Si ce type d’enregistrement peut permettre à une société commerciale de cibler un marché local, il faut savoir que ce type de nom de domaine, appelé IDN (Internationalized Domain Name) ne fonctionne à ce jour que pour des sites web et pour aucun autre type de service comme les e-mails. Par ailleurs, bien que cette situation ne se produise pratiquement plus, certains très anciens navigateurs peuvent ne pas être compatibles avec ce type d’enregistrement. Extensions alternatives Il est enfin important de savoir que certaines entités proposent des extensions dites alternatives. Ces dernières ressemblent en tous points à des gTLDs à une exception près : elle ne figurent pas dans les serveurs racines d’Internet et ne fonctionnent donc pas à moins de télécharger un plugin sur son navigateur ou d’utiliser un autre tour de passe-passe proposé par l’opérateur de l’extension (pour autant que ce dernier ait précisé à son client que son extension « n’existait pas » officiellement et pour autant que le public-cible du titulaire d’un nom de domaine sous une telle extensions ait connaissance du tour de passe-passe en question). Bref, pas facile de s’y retrouver mais, si les explications ci-dessus ne vous suffisent pas, Vanksen est toujours là pour vous aider. 
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