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Analyse à chaud, Tsunami, Japon, Nucléaire et Twitter

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Vendredi 11 mars dernier, un séisme de magnitude 9.0 sur l’échelle de Richter, un des plus fort jamais enregistré, a secoué le Japon. Un tsunami de 10 mètres  de haut a heurté les côtes du Pacifique provoquant des milliers de morts et de disparus, des destructions d’habitations, de villes et ébranlant les centrales nucléaires. Des répliques de séismes continuent, hier encore, un deuxième séisme a touché le nord ouest du pays. Plus de 100 000 soldats japonais sont déployés.

Le plus grand risque aujourd’hui est l’explosion des centrales nucléaires de Fukushima (situées à environ 300 kilomètres au nord de Tokyo). Après le séisme, la centrale a perdu son alimentation électrique, les générateurs de secours ne compensent pas. Le Tsunami, a affecté quant à lui la station de pompage nécessaire au refroidissement des réacteurs, six réacteurs nucléaires sont alors privés de liquide de refroidissement. Une explosion d'hydrogène a déjà secoué les réacteurs n°1 et n°3 de la centrale nucléaire de Dai-Ichi: une montée progressive de température et de pression, une accumulation d'hydrogène... et une explosion. A l’heure actuelle les risques de radioactivité sont grands, sur l'échelle internationale des événements nucléaires, l’incident à Fukushima est de niveau 6/7.

Le pays a besoin d’aide et de nombreuses personnes se mobilisent, le web et ses internautes sont évidemment à la pointe de l’actualité. Par exemple, des centaines de milliers de personnes ont appris d’abord sur Twitter le crash de l’avion dans l’Hudson River. Aujourd’hui, le micro blogging comme Twitter, est en train de prendre totalement le dessus face aux networks traditionnels. « Le réseau social de micro blogging Twitter compte actuellement 210 millions d'utilisateurs, dont 2,4 millions en France » suite à l’étude de l'institut Semiocast publiée mardi 8 mars. Au Japon, au rang des cinq pays ayant le plus d’utilisateurs Twitter, le séisme n’empêche pas la communication d’informations, qu’elle soit officielle ou simplement une rumeur. La limite des 140 caractères pour Twitter n’étant pas un problème pour les Japonais car deux caractères suffisent pour un mot.

Du coup, les plus grands acteurs du web s’activent eux aussi, Google Facebook et Twitter ont offert la possibilité aux internautes de faire des dons en ligne pour soutenir les sinistrés. Google a utilisé sa technologie pour mettre en place plusieurs outils, comme par exemple la mise en place de collectes d’informations sur les personnes injoignables dans les zones où le téléphone est coupé. Aussi, Zynga, créateur du jeu Farmville et de d'autres jeux sur Facebook, propose de faire des dons par l'achat de biens virtuels spéciaux pour les jeux les plus populaires.

Du côté de la mobilisation, les agences de communication ne restent pas les bras croisés. La Croix Rouge a lancé des campagnes publicitaires réalisées par BBDO Equateur où l’on voit un rond rouge craquelé représentant le séisme au Japon. Vous pouvez faire des dons ici. On retrouve aussi sur Twitter #HelpJapan" ("Aidez le Japon"), un terme sponsorisé par la Croix Rouge américaine, qui encourage les utilisateurs à donner de l'argent pour aider les victimes.

Aux Etats-Unis, The salvation Army a organisé une récolte pour ensuite envoyer une équipe de personnes au Japon pour les aider. Le principe est simple, il suffit d’envoyer un texto au 808888 pour faire une donation de 10 dollars ou tout simplement d’aller sur le site internet SalvationArmyUSA.org

Côté Star, Lady Gaga a annoncé sur sa page Twitter la vente de bracelet « we pray for Japan » pour aider financièrement les victimes de la catastrophe naturelle. Le bracelet coute 5 euros mais il est possible de faire une donation qui va de 5 à 100 euros en plus de l’achat du bracelet. Pour l’heure, Lady GaGa a déjà récolté 250 000 dollars grâce à la vente d’un bracelet disponible précommande sur son site.

Justin Bibier a lui tweeté: « Japan is one of my favorite places on earth...it's an incredible culture with amazing people. My prayers go out to them. We all need to». Il a ainsi gagné 200.000 followers cette semaine, surement des japonais. Il faut quand même rappeler que malgré l’ampleur de la catastrophe, internet reste peu perturbé «D'après les mesures de Google, les connexions au moteur de recherche en provenance du Japon sont restées relativement stables, et le niveau de trafic est remonté 24 heures après le séisme. Dans les zones directement sinistrées, les connexions sont entièrement coupées, non pas parce que l'infrastructure n'a pas résisté, mais parce que les moyens de se connecter (ordinateurs, réseau électrique...) ont été détruits » explique le monde aujourd’hui.

Pourtant toutes les actions ne sont pas appréciées. C’est le cas de Microsoft. Samedi dernier Bing, le moteur de recherche de Microsoft, a posté sur Twitter « How you can #SupportJapan -http://binged.it/fEh7iT. For every retweet, @bing will give $1 to Japan quake victims, up to $100K». Ce message a déclenché une colère chez les internautes qui ont ressenti ce message comme déplacé et à des fins commerciales. Le lien du message renvoie vers une page Bing ou l’on y retrouve plusieurs liens pour des associations humanitaires. « Si des entreprises souhaitent aider les victimes japonaises, alors qu'elles donnent simplement de l'argent. Demander aux gens de re-twitter un message, c'est utiliser une tragédie à des fins marketing », déplore un internaute cité par Network World. Afin d’apaiser la colère des internautes Bing a répondu par un nouveau Twitt que 100 000 dollars serait donnés afin d’aider le Japon.

Bref, la mobilisation est bien présente et vient de partout : des dons par le web, aux associations humanitaires et aussi grâce à des milliers de secouristes européens chinois, américains, français etc. qui sont sur place.
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