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Attention aux cas de Cybersquatting !

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Afin de récupérer le trafic issu des fautes de frappe des internautes, 738 noms de domaines en .fr ont été réservés du 30 mars au 11 avril 2010 selon l'entreprise Indom. Cela fait longtemps que l’AFNIC, centre de gestion des noms de domaine en .fr, n’avait pas eu affaire à un si grand nombre d’enregistrements vraisemblablement tactiques et frauduleux. Le principe ? Prendre des marques connues du grand public, susceptibles d’engendrer beaucoup de trafic sur la toile, en déformer l’écriture (déplacer des lettres ou en enlever) de façon à correspondre aux fautes les plus courantes des internautes et enregistrer le nom de domaine. Pour la plupart, ce sont des grandes marques qui ont été visées, comme facebook.fr qui devient facezbook.fr ou google.fr qui devient googele.fr, pour être sûr de toucher un maximum de personnes, dévier du trafic fort en quantité et éventuellement appuyer un business. Cette fois ci, tous les secteurs ont été touchés, des émissions de télévision comme nouvellestart.fr à l’Etat français avec interieurgouv.fr. Le registrar auprès duquel ces noms de domaine ont été enregistrés se situe aux Bahamas. Néanmoins, la loi française et la charte de l’Afnic imposent d’avoir une adresse prouvée en France pour pouvoir enregistrer un nom de domaine en .fr. Ceci n’a pourtant pas représenté un frein pour les nouveaux propriétaires, qui dans le cadre de cette supercherie, ont apparemment fournis des noms fantaisistes et se seraient inventés des adresses dans diverses régions de France, comme par exemple le Val d’Oise ou la Moselle. Par ailleurs, bien que ce nombre puisse nous paraître important -738-, rappelons que pour l’Afnic, les noms de domaines litigieux concerneraient moins de 1 % des enregistrements en .fr. Enfin, le recours, consiste pour le moment pour les marques victimes de cette vague de cybersquatting, de se déclarer afin d’obtenir la rétrocession du nom de domaine. Tout cela implique que ces nouveaux noms de domaine soient enregistrés par les « tiers légitimes », de nouveaux investissements donc, pour palier à une nouvelle attaque. Nous nous posons ici encore la question de la responsabilité des registrars face à un objectif de défense proactive des droits de propriété intellectuelle des marques (voir notre article sur la libéralisation du .co) . Le refus de demandes d’enregistrements considérés comme vraisemblablement abusifs permettrait de minimiser un maximum le nombre de procédures de récupération. En attendant, vous pouvez déjà prendre des mesures pour protéger votre nom de domaine en consultant nos services.
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