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Google Zeitgest : je cherche donc je suis

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Plus qu'un moteur de recherche, Google est une lucarne sur le monde. C'est le message que répète depuis 2001 la firme de Mountain View à travers ses Google Zeitgest (« esprit du temps », en allemand), rétrospectives annuelles des requêtes les plus populaires et des tendances de recherche sur Google.com et ses déclinaisons locales. En 2001, l'esthétique n'était pas la priorité de Google... depuis, ils ont embauché des designers. De 2001 à 2012, le Zeitgest a gardé les mêmes composants de base : des frises chronologiques et des listes des requêtes regroupées par catégorie. Par contre, la présentation a considérablement évolué, surtout depuis les trois dernières années. Ainsi, la version 2010 est la première à intégrer les réseaux sociaux et à être accompagnée d'une vidéo Youtube. En 2011, le Zeitgest connaît sa révolution esthétique, avec une mise en page plus élaborée et l'ajout d'images pour agrémenter les listes de requêtes. La version 2012 continue dans cette lignée en mettant en tête d'affiche la vidéo et en proposant une belle « carte chronologique » des requêtes. Pourquoi ce soin nouveau apporté à la présentation ? N'attendez pas de moi une réponse assurée, mais je pense que Google s'est rendu compte à quel point le Zeitgest, dont chaque sortie est largement relayée par les médias, est un formidable outil de promotion et un moyen d'ancrer un peu plus dans l'inconscient collectif la formule «recherche=google ». La cuvée 2012 est particulièrement réussie : le crescendo musical épouse parfaitement le flot d'images et de vidéos, qui devient de plus en plus impétueux au fil des secondes. Je persiste tout de même à lui préférer la vidéo de 2010 qui, non contente de poser les bases de l'exercice, se livrait à un véritable tour d'horizon des principaux services Google.  
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