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Happier, le réseau social optimiste

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Il existe une multitude de réseaux sociaux sur Internet, ceux qui réunissent des communautés par lieu, par intérêt, par style de vie, par passion... Les plus grands réseaux sociaux sont généralistes et réunissent des millions de membres. Vous pouvez partager ce que bon vous semble : actualité, vie privée, critiques négatives, positives... Un réseau social vient d'être lancé et s'axe uniquement sur les publications optimistes, il s'agit de 'Happier'. Sur cette plateforme, les utilisateurs sont invités à partager leurs moments de joie, quels qu’ils soient : un moment en famille, le premier café de la journée, un sourire d'inconnu... tous les petits moment de joie du quotidien. Dans sa conférence TedxBoston, la fondatrice et CEO du réseau social,  Nataly Kogan, en bonne oratrice, nous explique la raison pour laquelle elle a décidé de créer ce réseau social. Après une enfance difficile en Russie, elle est arrivée aux Etats-Unis avec une seule idée en tête : être heureuse. Elle explique avoir d’abord cherché le bonheur dans le travail et la famille. Mais après avoir eu des postes à responsabilités dans des grandes entreprises (WHERE (racheté par PayPal), Hudson Ventures, McKinsey & Company, et Microsoft FUSE) et fondé une famille, Nataly était toujours à la recherche du bonheur. Elle décide alors de chercher ses réponses dans des études scientifiques, sociologiques et psychologiques pour finalement réaliser qu'elle se trompait complètement. Elle explique dans la conférence, qu’elle était trop absorbée par la recherche de cette fin ultime que l'on appelle "bonheur" au lieu de prêter attention à tous les petits moments de joie qui constituent son quotidien. Le bonheur est un vaste sujet philosophique sur lequel Nataly ne s'étend pas, elle veut seulement nous dire qu'être heureux passe par les petits moments de joie quotidiens. Son principal leitmotiv est donc " Life is made of moments, chose to create and collect the happy ones", sur laquelle elle conclut sa conférence. Nataly Kogan ne manque pas de chiffres tirés d'études scientifiques pour nous démontrer que partager ses moments de joie rendrait son entourage heureux. Et c'est le message qu'elle entend diffuser avec Happier Cependant, Slate nous explique que récemment, certaines études ont démontré  que les réseaux sociaux centrés sur la photo lifestyle (tels que Facebook et Instagram) pourraient déprimer certains internautes. La vie de leurs "amis" paraissant plus attrayante que la leur, ces derniers se sentiraient mis à l'écart, jaloux et seuls. On peut donc se poser la question des réels effets de Happier sur sa communauté. Ce réseau social s'inscrit dans la tendance du "Happy Movement", mais plusieurs sites ont déjà vu le jour et exploitent cette optimisme pour être utile et faire plaisir à des gens en agissant auprès des autres, pas seulement en publiant un moment personnel. Sur ces autre sites, (Action For Happiness, Random Act of Kindness, Delivering Happiness…), les internautes sont incités à faire plaisir sans raison à d'autres personnes de différentes façons, ce que l'on appelle Random Act Of Kindness (apporter un bouquet de fleurs à un inconnu, aider une personne âgée à traverser, dire à quelqu'un qu'il est beau, offrir un livre, etc.). Ces actions sont peut-être plus concrètes que le simple partage d’expériences personnelles qui peut paraître égocentrique. Néanmoins, la création de Happier nous montre bien que le digital permet de relier les gens et de faire passer de forts messages via des outils simples : un site et une application mobile.  Déjà plus de 100 000 personnes ont rejoint Happier.  
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