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HealthKit et ResearchKit, Apple et les e-patients

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La Keynote organisée par Apple a permis de mettre en avant les dernières informations d'Apple sur ses produits. Outre les 700 millions d'unités d'iPhone vendues, la tant attendue Apple Watch (Apple n'avait pas présenté de nouveau produit depuis 2010) et les nouveaux MacBook, la firme à la pomme a réaffirmé son positionnement quant aux applications de santé. Des indications sur le positionnement "santé" d'Apple depuis le dernier iOS Cette démarche est déjà inscrite depuis plusieurs mois dans la stratégie d'Apple. Suivi global, fiche de renseignement médical, impossibilité de désinstaller l'application "Santé", etc. autant d'indications qui ne laissent que peu de doutes quant aux ambitions de la firme de Cupertino en matière d'e-santé. Une position réaffirmée sur la page de son site consacrée à l'Apple Watch (pré- et post- Keynote), où une grande quantité d'informations s'orientait autour de la thématique santé : mesure des performances sportives, suivi de l'activité physique, etc. Demain, nous serons tous des e-patients La maturité des technologies permet à Apple de saisir les opportunités qu'offre le marché à haut potentiel de l'e-santé, pour peut-être s'imposer en leader demain. Lors de la Keynote du 09 mars, Jeff Williams a mis en exergue la stratégie d'Apple. En présentant ResearchKit, il a expliqué que l'application permettra de donner à la communauté scientifique l'accès à une population diverse et à des moyens variés pour collecter les données. En parallèle, le store d'Apple propose toute une série d'applications permettant de suivre notre santé au quotidien ou certaines pathologies : My heart Count, GlucoseSuccess, Share The Journey, Asthma Health ou encore Parkinson mPower. Bien entendu, de nombreuses applications liées à la santé seront compatibles avec l'Apple Watch, dès sa sortie, le 24 avril prochain. Un potentiel énorme au vu du nombre de personnes atteintes de certaines pathologies, comme le diabète ; d'autant plus que ce chiffre ne devrait qu'augmenter au cours des prochaines années.   Un discours incitatif mais rassurant pour les consommateurs Pendant la Keynote, le message était clair : les utilisateurs qui laisseront accès à leurs données permettront à la recherche d'avancer ; de quoi convaincre les plus réticents... Et, s'il reste quelques doutes, le discours se veut rassurant quant à l'utilisation de ces datas : Apple n'y accèdera pas ! Un passage largement salué par les applaudissements des spectateurs présents et un argument supplémentaire en faveur de l'adoption de ces applications. Aux consommateurs donc, la liberté de configurer comme ils le souhaitent l'accès à leurs données. Faire face à de nouveaux facteurs, comme l'"Uberification"  Comme beaucoup d'autres, Apple a décidé de permettre aux développeurs de créer de nouvelles applications via son module HealthKit. Devant la folie entrepreneuriale, l'émergence rapide et inopinée de nouveaux métiers, les start-ups qui explosent à la manière d'Uber, etc., on comprend le parti-pris d'Apple. Une garantie aussi pour le fabricant de voir ses apps se renouveler régulièrement et de proposer une offre plus large. S'imposer rapidement et massivement sur un marché en pleine structuration Bientôt, nous  serons probablement tous des e-patients connectés à nos médecins. En proposant HealthKit et ResearchKit, un ensemble de devices interconnectés, une large gamme d'applications dédiées à l'e-santé et en véhiculant un discours rassurant, Apple vise une adoption massive de ses produits, et peut-être même, tendre vers une standardisation dans la relation patient-médecin.  
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