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"La E-réputation des bleus est ternie" : analyse d'un bad buzz conséquent

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Culture-buzz invite de temps à autre une sélection d'experts et de bloggers à venir partager leur vision. C'est aujourd'hui le blog Idaos qui est à l'honneur avec un article sur les Bleus et leur brûlante actualité sur le net. Idaos, fondé par Franck Perrier, est un blog ciblé stratégies internet et nouveaux médias. L'article "La FFF, les bleus et Domenech: radiographie d’un impact négatif durable sur le web 2.0" a retenu notre attention. Les Bleus et leur entraîneur n'ont pas été épargnés par le net, voici une analyse qui rend bien compte de ce bad buzz : "Suite à l’épisode de la coupe du monde, le buzz négatif autour des bleus s’est intensifié sur Internet avec la puissance virale des outils du web 2.0 : Réseaux sociaux, blogs, Twitter… La E-réputation des bleus est ternie et on réalise à quel point l’impact de ces messages est durable sur la toile. Il y a un véritable effet mémoire en termes d’image et de visibilité sur Internet. Voici donc une radiographie de ce que nous avons trouvé sur le web. Chronologie des évènements Un buzz négatif digne des meilleures stratégies digitales Si les médias traditionnels se sont fait les choux gras du fiasco de l’Equipe de France lors de cette coupe du monde, on assiste à une véritable buzz négatif sur tous les canaux du web, donnant un nouvel écho à la polémique : - Sur YouTube : les vidéos concernant l’équipe de France trustent les premières places parmi les vidéos les plus populaires. Aujourd’hui, sur les 23 vidéos les plus populaires, 17 concernaient les bleus et totalisaient 1 381 000 vues. Les bleus ne sont pas épargnés par le détournement et la parodie : parmi les vidéos qui buzzent, un détournement de la publicité de Nicolas Anelka pour Quick , un montage humoristique croisant images des joueurs en action et des images de l’émission L’île de la tentation de TF1, mais aussi des faux sketchs, des chansons, ect. - Sur Twitter : plusieurs hashtags relaient le buzz négatif : #edf (pour Equipe de France), #domenech, #anelka, #edfgate…Les twitts liés aux bleus ont connu des pics pendant la soirée du 17 juin, pendant l’affaire Anelka le week-dernier. Il est également intéressant de voir que les twitts de journalistes sportifs et des hommes politiques sur le sujet ont une visibilité importante grâce à ces hashtags. - Sur les blogs : un blogueur s’est particulièrement fait remarquer hier, le rugbyman Sébastien Chabal en personne a publié sur son site un édito peu flatteur envers l’attitude des footballeurs français. - Sur Facebook : Sans surprise, les bleus n’y sont pas plus épargnés. On trouve 3 pages fédératrices, la première est au nom de l’Equipe de France , elle n’est pas officielle mais rassemble 70 000 fans et est très active. La seconde appelée Domenech démission ! est une autre page fédératrice avec plus de 111 000 fans. On peut également trouver un pot pour fêter le départ du sélectionneur français, qui regroupe déjà plus de 260 000 personnes. Enfin, l’équipe de les3points.com a imaginé une fausse page Facebook de l’équipe de France. Le fait que les discussions aient lieu sur plusieurs canaux illustre bien une nouvelle fois la puissance du phénomne de viralité. La polémique hors réseaux sociaux A côté du buzz et des discussions ayant eu lieu sur les médias sociaux, 2 initiatives singulières se sont distinguées sur le web : La première, humoristique, est un jeu viral lancé le 18 juin, qui propose aux internautes de se défouler sur l’image du sélectionneur français (déjà 1 700 000 joueurs au moment où j’écris cet article). La deuxième initiative est plus sérieuse : via une pétition en ligne, le journaliste RMC Jean-Jacques Bourdin a demandé aux joueurs de renoncer à tous leurs gains liés à la coupe du Monde. Avec 150 000 signatures, il semblerait que cette initiative ait eu un certain écho. L’impact sur l’image digitale des joueurs L’image négative des bleus sur le web risque de perdurer. Certains joueurs en ont déjà fait les frais, comme Franck Ribéry : après avoir été mis en cause dans une affaire de mœurs durant le mois d’avril dernier, aujourd’hui certains mots clés associés à la requête Ribery sur Google n’ont rien à voir avec le football… Il en est de même pour le sélectionneur. Dans le cas de Nicolas Anelka, celui ci avait déjà une page Facebook et un compte Twitter avant la Coupe du Monde, avec respectivement 111 000 fans et 38 000 followers. Sur Facebook, ses explications données au journal France Soir le 19 juin ont été republiées et maintes fois commentées par les internautes (2 600 commentaires, positifs et négatifs). En revanche, son dernier message sur son compte Twitter date du 17 mai 2010. Enfin, le graphique suivant d’AT Internet illustre bien de quelle façon le buzz contribue à augmenter la visibilité des acteurs de cette affaire : on peut ainsi voir que l’actualité du 19 juin 2010, c’est à dire l’ « affaire Anelka », a suscité beaucoup plus d’intérêt sur les moteurs de recherche que la défaite de l’équipe de France contre le Mexique le soir du 17 juin. Les enseignements A travers cette polémique, l’ensemble des acteurs du football français sont visés : les Bleus (Anelka, Ribéry), le sélectionneur et la FFF. Pourtant la polémique ne semble trouver que peu de réponses officielles sur le web par les acteurs concernées. Seul Anelka a communiqué via sa Fan Page Facebook. Quels sont les enseignements à tirer de ce buzz négatif autour des bleus ? Comment envisager une communication digitale tout en évitant les pièges d’une gestion de crise difficile ? Voici quelques pistes : 1. Elaborer une stratégie digitale générale pour être familier avec ces nouveaux canaux et proposer une réponse adéquate. 2. Communiquer, échanger en permanence pour créer un dialogue de confiance qui aidera à désamorcer les crises. 3. Adresser les polémiques sur vos pages officielles." Merci à Idaos pour cette radiographie. En effet les Bleus ou du moins leur responsable marketing n'avaient certainement pas prévu un tel engouement...et du coup l'absence de politique social media adaptée se fait ressentir.
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