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Le typosquatting en quelques chiffres

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Le typosquatting est une variante du cybersquatting, qui consiste à enregistrer un nom de domaine similaire à un nom de domaine connu, afin de récupérer le trafic des internautes qui reproduiraient la faute de frappe lors de la saisie de l’URL dans leur navigateur. Les typosquatteurs s’inspirent, en général, de noms de marques notoires (guccCi.com par exemple) mais aussi de noms génériques (hotle.com) et de blogs célèbres (beppegrilo.it avec un seul « l » qui typosquatte le blog italien le plus populaire). Afin d'évaluer le phénomène du typosquatting, McAfee, le célèbre fabricant d’anti-virus a réalisé une étude sur le sujet qui a été publiée en novembre dernier. Pour que les chiffres soient les plus proches de la réalité, McAfee a étudié 1,9 millions de variations typographiques de 2 771 des sites web les plus célèbres.127 381 cas de typosquatting sont ressortis de l’étude. Les chiffres de l’étude : - 7,2 % des erreurs typographiques étudiées étaient des cas d'enregistrements abusifs. - Les secteurs d’activité les plus concernés sont les sites de jeux (14%) devant les sites de compagnies aériennes (11,4%), les sites de média (10,8%), les sites pour adultes (10,2%), et enfin les sites liés à l’ High-tech et au web 2 .0 (9.6%) - Les cinq pays, hors Etats-Unis, les plus cybersquattés sont le Royaume-Uni (7,7%), le Portugal (6,5%), l’Espagne (5,9%), la France (5,4%) et l’Italie (4,1%) - Les sites les plus suceptibles d'être victimes de typosquatting sont freecreditreport.com (57.7% de sites contrôlés sont typosquattés), orkut.com (42.1%), metacafe.com (41.3%), miniclip.com (39.0%), youtube.com (36.9%) - Les 5 entreprises de page parking gérant le plus de noms de domaines qui typosquattent sont Information (28.5%), Hitfarm (11.3%), Domainsponsor (2.9%), Sedo (2.5%) et GoDaddy (2.3%). Les raisons de la progression du typosquatting : - le lancement de nouvelles extensions génériques (.mobi, .asia etc) - l’utilisation d’outils pour automatiser l’enregistrement de noms de domaine - la prolifération des pages parkings de « pay per clic » - la généralisation de l’utilisation de l’anonymat dans les whois - le développement du domain tasting qui consiste à réserver temporairement (pendant une période de grâce de 5 jours) des noms de domaine pour évaluer le trafic lié à ces noms, et ne payer finalement que ceux qui sont susceptibles de produire des revenus. Qui sont les gagnants et qui sont les perdants ? Les gagnants sont : - les spéculateurs de noms de domaine mais qui engagent leur responsabilité en pratiquant le typosquatting - les entreprises qui offrent des services de domain parking - les fournisseurs de liens sponsorisés - les registrars de part l’augmentation des demandes d’enregistrement de noms de domaine Les perdants sont : - les internautes qui perdent du temps dans leur recherche - les entreprises titulaires de site internet qui sont victimes de détournement de trafic. Fort de cette analyse, lors de l’enregistrement d’un nom de domaine, il est particulièrement recommandé d’effectuer un ensemble de recherches telles : -une analyse de la demande en relation avec les mots clés stratégiques, -un audit à l’identique ou à l’approchant des mots choisis Ceci afin de rendre qualitatif et pertinent le choix du ou des noms de domaine à déposer mais aussi en vue de valoriser l’investissement dans le nom en s’assurant de sa pertinence et de son potentiel. Il en résultera un trafic qualifié, et surtout une absence de cybersquatting. Protéger sa marque et sa dénomination sociale, est une stratégie rentable sur le moyen et le long terme.
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