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Mac ou PC ? Jerry Seinfeld a choisi Windows!

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Microsoft le laissait transparaître depuis quelques temps. Il ne laisserait plus indéfiniment l'ennemi héréditaire Apple se moquer de lui via ses campagnes "Get A Mac". Surfant sur le succès de son spot "Windows Mojave" diffusé l'été dernier (cf. article Culture-Buzz), la firme de Redmond récidive, mais cette fois-ci avec un poids lourd de l'humour "made in the USA" : Jerry Seinfeld, star du petit écran dans les années 1990 pour sa série éponyme. On attendait beaucoup de ce spot signé Crispin Porter + Bogusky. Car Microsoft aura dépensé 300 millions de dollars, dont 10 versés à l'acteur. Les réactions n'auront pas tardé à venir. La première est venue de la communauté Apple criant à l'hérésie au moment d'apprendre la participation de Seinfeld, par ailleurs ancien possesseur d'un Mac Classic. Le spot est visible depuis ce matin. 1 min 30 durant laquelle on assiste à la rencontre entre Bill Gates et Jerry Seinfeld dans un magasin de chaussures bon marché. Échanges de regards et blagues entre vrais faux vieux amis. Jusqu'au moment où l'acteur demande à l'ancien PDG s'il existera un jour des PCs aussi appétissants que des gâteaux. La réponse de Bill Gates tient en un mot: le PC du futur sera "délicieux"... grâce à Windows dont le logo apparaît en toute fin de spot. Dans un contexte de méfiance vis à vis de Vista, Microsoft joue la carte du comique pour redorer son blason. Dans une note interne, Bill Veghte, Senior Vice President, insiste d'ailleurs sur l'intérêt de ces publicités comme l'occasion de réintroduire Microsoft auprès du grand public et de démontrer aux consommateurs tout le potentiel du produit. Car ce spot n'est que le premier épisode d'une longue série. On peut tout de même se demander si présenter Bill Gates tortillant son postérieur et dégainant sa carte de membre du "Clown Club" pourra rassurer la cible clients ? A vouloir trop bien faire, Microsoft semble avoir grillé sa première cartouche. Un certain nombre de blogueurs américains, comme Gizmodo, sont d'ailleurs particulièrement critiques. Trop de détails tuent le détail pour un exercice de style où Apple excelle depuis quelques années déjà avec un simple fond blanc et deux personnages caricaturaux.
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