Notre veille

Article

Nivea et le canapé anti-cellulite

Article Projets

Cellulite, peau d'orange, graisse, etc…Autant de mots qui vous effraient, Mesdames. Sur ce coup là, les marketeurs ont bien réussi leur mission, c’est à dire faire en sorte que la majorité de la gent féminine s’identifie à ces jolies jeunes filles pulpeuses qui ornent les pages des magazines les plus en vogue... Mais les professionnels du marketing n’ont pas fini de nous surprendre. Le dernier exemple en date est celui du "canapé double face"…Ça ne vous dit rien ? Explications. Il y a quelques jours de cela, lors de la « Fashion week » ( la semaine de la mode en anglais) qui se déroulait à Miami, la célèbre marque de produits cosmétiques, Nivea a eu l’idée d’exposer un canapé « double-face » représentant la pré- et post- utilisation du nouveau produit miracle Good-Bye Cellulite. Le canapé présentait deux cotés, l’un rembourré et l’autre complètement lisse, illustrant parfaitement le bénéfice produit. Astucieux n'est-ce pas ? Le concept pourrait en effet s’avérer être plus efficace qu’un spot publicitaire classique. Ce canapé a été pensé et realisé par l’agence TBWA/CHIAT/DAY New York qui a profité de la sortie de la nouvelle collection de maillots de bain du couturier Shay Todd, pour exposer son œuvre. On notera au passage que les marques de cosmétiques usent souvent d’idées marquantes pour les consommateurs. Souvenez-vous de cette campagne de publicité pour la marque Dove qui, à l’inverse de Nivea, mettait en valeur les rondeurs que toute femme « normale » tente de dissimuler. La marque prenait ainsi à contrepied le modèle de la femme moderne mince voire maigre pourtant bien ancré dans nos cerveaux de consommateurs. Cette campagne a par ailleurs fait parler d’elle au moment où la France découvrait que l’anorexie était un vrai problème social. Pour rappel, 37% des femmes se trouvent trop grosses, 57% font un régime, 2,3% prennent un médicament « pour maigrir » et 3,1% des laxatifs. La plupart des anorexiques est âgée entre 12 et 18 ans. Ce qui amène à une vraie question de fond : quelle part de responsabilité revient à la publicité ?
Chargement