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Noms de domaine : vers de nouvelles opportunités & un nouveau paysage du web ?

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  L’adresse d’un site web, appelée nom de domaine, comporte une extension finale : les TLDs (ou Top Level Domain). Initialement destinés à être génériques, simples et peu nombreux, on recense aujourd’hui plus de 1000 extensions. Quels nouveaux usages cette explosion implique-t-elle ? La situation actuelle Les «.com», «.fr», «.co», «.uk», «.de», tous ces TLDs font partie de notre expérience actuelle sur le web. A quelques exceptions près. Par exemple, des sites en relation avec la télévision n’ont pas hésité à se placer sur l’extension en « .tv », initialement réservée aux îles Tuvalu. Le site « www.programme.tv » affiche un nom de domaine orienté vers des iles du pacifique, mais parfaitement en accord avec le contenu et le thème de leur site, sémantiquement parlant. Une autre utilisation non pertinente ou atypique de certains TLDs est également monnaie courante sur le web d’aujourd’hui. Google et Youtube par exemple, n’hésitent pas à scinder leurs noms de marque en deux afin de créer des URLs plus courtes destinées au partage, grâce aux sites : « goo.gl » et « youtu.be ». Dans le même temps, de nombreuses marques protègent leurs marques en réservant des noms de domaines similaires : « francetvinfo.info » redirige directement vers « francetvinfo.fr ». Devant ces nouveaux usages et au cœur du web sémantique d’aujourd’hui, une forte demande de nouveaux TLDs est apparue. De nouvelles extensions comme les « .app », « .home », « .blog », « .store » et bien d’autres encore, sont actuellement en cours de déploiement, et bientôt accessibles à tous. Comment Google interprète-t-il ces TLDs ? D’une manière générale, Google et son armée de robots ne vont rien changer dans leurs algorithmes. En effet, toutes les nouvelles extensions vont être considérées comme des extensions génériques. Autrement dit, une extension en .shop aura autant de poids qu’un .com. Concernant les extensions dites « géographiques » comme le « .paris », Google l’interprètera aussi comme une extension générique. Dans tous les cas, il faudra indiquer un ciblage géographique sur la Search Console (anciennement Webmaster Tools) si l’on souhaite viser une zone ou un marché en particulier. Au plan du référencement, Google a précisé qu’aucun avantage ne sera accordé à ces nouveaux TLDs en termes de positions sur certains termes de recherche. Par exemple, si vous possédez un site web avec comme extension un « .hotel », en aucun cas vous ne pouvez espérer compter sur votre nom de domaine pour gagner des positions sur le mot-clé « hotel ». Pourtant, les avantages sont notables : avoir un nom de domaine plutôt original, contenant un mot clé, et créant des URL plus courtes. Exemple : « hilton.hotel » plutôt que « hilton-hotel.com ». Opter pour un nouveau TLD est considéré comme un changement classique. Aucune inquiétude à avoir, ni pénalité en vue, mais pas de traitement de faveur non plus. Alors, changer d’extension, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Même Google s’y met ? Effectivement, la question se pose. Visiblement, opter pour l’un de ces nouveaux TLDs ne fera pas de miracles. Dans l’actualité récente, vous aurez noté la création d’Alphabet, nouvelle holding et maison mère de Google. Mais avez-vous visité son site web ? Si ce n’est pas encore le cas, rendez-vous sur « abc.xyz ». Le site en soi n’est pas exceptionnel, son nom de domaine en revanche l’est un peu plus. C’est original tout en restant pertinent : court, pas de nom de marque dans le nom de domaine, pas d’extension internationale en « .com », et pourtant le mot « Alphabet » s’impose de lui-même. Alors si Google se prend au jeu, autant garder un œil sur d’éventuelles opportunités. Le fait est qu’elles existent bel et bien. Un enjeu stratégique : quelques exemples concrets Clairement, la disponibilité de nouvelles extensions peut secouer et réinventer le web sémantique d’aujourd’hui. L’originalité : Les startups fleurissent un peu partout, créant de nouvelles activités, de nouveaux marchés, mais pas toujours de nouvelles marques. Dans cette situation, beaucoup de startups ont opté pour la très populaire extension en « .io », référence à « I/O » (Input/Output : Entrées/Sorties) en informatique. Une bonne alternative à un nom de domaine déjà réservé, ou bien une solution intéressante pour se placer dans le domaine de l’informatique. L’E-réputation : En revanche, les entreprises déjà existantes peuvent avoir recours à certaines nouvelles extensions pour protéger leur marque, afin d’éviter un nouveau genre de cyber-squatting. Adidas doit notamment batailler pour réserver « adidas.clothing », un nom de domaine qui pourrait bien lui servir par la suite. Gérer son e-réputation est également au menu, de nombreuses marques et célébrités se sont empressées de réserver de nouveaux noms de domaine, histoire d’éviter ce genre de sites : « mcdonalds.sucks » qui parlent d’eux-mêmes. La communication : Une autre idée intéressante plus axée marketing, l’utilisation d’extensions sous forme de call to action. Un exemple parlant, le nouveau TLD en « .now », qui peut intéresser les entreprises proposant un service instantané ou rapide : par exemple, une réservation de chambre chez « book.now » ou un achat en ligne chez « shop.buy ». Les possibilités sont infinies, à condition d’avoir la bonne activité. Certaines extensions attirent déjà beaucoup de convoitises et pour les bonnes raisons. Le TLD très réclamé « .app » se destine à une utilisation tout à fait pertinente pour des sites web d’applications mobile : « snapchat.app » serait judicieux par exemple. Idem pour les applications Web : « gantproject.app » serait convenable également. L’ICANN ayant reçu presque 2000 demandes, le potentiel de ces nouvelles extensions n’a été qu’effleuré. D’ici 2017, 1000 nouvelles extensions seront probablement en circulation, mais pour le moment, les nouveaux TLDs sont disponibles au compte-gouttes. Toujours est-il qu’il est difficile de prévoir à quoi ressemblera le web avec toutes ces nouvelles extensions, et surtout de quelle façon elles seront utilisées. Au vu de l’évolution actuelle, il est nécessaire de se demander quelles sont les opportunités pour votre activité, ou au contraire, quels sont les risques qui se profilent pour votre marque et votre réputation ?  
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