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Primaires PS, les médias sociaux comme indicateurs de résultats ?

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Nous vous présentions dans un premier article une forte corrélation entre les conversations sur les médias sociaux et les résultats du premier tour. En dehors de la forte probabilité pour retrouver François Hollande et Martine Aubry au second tour, la montée d’Arnaud Montebourg dans les conversations sur les médias sociaux laissait présager de son arrivée à la 3ème place. Après le premier tour qu’en est-il des autres candidats ? A la suite du premier tour des primaires socialistes les conversations sur les candidats ont tendance à diminuer. Ceux qui n’ont pas passé le premier tour subissent une forte baisse des conversations à leurs sujets. Néanmoins, certains ont su tirer leur épingle du jeu et ont continué d’alimenter les discussions. Le volume de conversations autour de Manuel Valls est globalement faible (moins de 8 300 prises de parole du 9 au 17 octobre). Après une prise de position très rapide en faveur de F. Hollande, le volume de conversations à son sujet décroît considérablement, malgré une très légère hausse à la suite des résultats du second tour. Avec moins de 21 400 prises de parole du 9 au 17 octobre, Ségolène Royal reste définitivement la 4ème candidate. L’annonce de sa prise de position a, quant à elle, généré un pic de conversations aux alentours du 12 octobre. Puis les conversations sur la candidate ont suivi la même tendance que celles de Manuel Valls. Arnaud Montebourg crée de nouveau la surprise, avec plus de 33 600 prises de parole sur les médias sociaux entre le 9 et le 17 octobre. En effet, le volume de conversation à son sujet n’a pas baissé et est équivalent à celui de Martine Aubry (11/12 octobre): la publication d’une lettre adressée aux deux candidats du second tour en est la principale raison. Sans compter les multiples réponses qu’elle a engendrées (celle de Jean Luc Mélenchon notamment…), cette lettre a en effet créé le buzz sur les médias sociaux et a assuré une présence continue d’A. Montebourg dans les conversations. Avec 17% des parts de voix au premier tour, Arnaud Montebourg laisse planer le doute sur son vote jusqu’à annoncer le 14 octobre qu’il « votera personnellement » pour F. Hollande et génère à nouveau un fort volume de conversations, proche de celui de M. Aubry. Qu’en est-il au second tour ? Le volume de conversations sur les différents candidats laisse-t-il présager la victoire de François Hollande? Avec plus de 62 900 prises de parole à son sujet depuis le 9 octobre, F. Hollande reste le candidat le plus évoqué par les internautes entre les deux tours. Sur la même période, M. Aubry génère 47 667 prises de parole sur les médias sociaux. L’écart de volume des conversations reste important et laisse déjà présager un candidat gagnant. A postériori, lorsque l’on compare la part des prises de parole sur les médias sociaux entre François Hollande et Martine Aubry à la part de voix obtenue lors du second tour (56,6% pour F. Hollande contre 43,4% pour M. Aubry), on constate que les chiffres sont relativement similaires. Les conversations sur les médias sociaux représentent les intentions de vote Que ce soit lors du premier ou du second tour, le volume de conversations sur les média sociaux des candidats à la primaire socialiste laissait déjà présager de l’élection de François Hollande pour représenter le Parti Socialiste à l’élection présidentielle 2012. D’une part, les discussions des internautes reflètent l’intérêt qu’ils portent à ces primaires citoyennes. Sur la période du 1er août au 17 octobre,  les candidats du PS ont en effet suscité plus de 357 000 prises de parole sur les médias sociaux. Ce volume représente 67% des conversations sur l’ensemble des candidats présumés à la présidentielle 2012. Avec les primaires, le Parti Socialiste a définitivement fait parler de lui. D’autre part, François Hollande est en tête dans les discussions depuis début août, tandis que Martine Aubry le suit de près. Au fur et à mesure des semaines, on constate la baisse des discussions sur Ségolène Royal au profit d’Arnaud Montebourg. L’évolution des conversations sur les candidats à l’élection reflète donc les tendances. Et les volumes de conversations sur chaque candidat ont effectivement conduit à identifier les intentions de vote des internautes et à prédire un résultat fiable. Actuellement l’implication des politiques sur les médias sociaux n’est pas suffisante pour tromper les tendances. Sur le long terme il n’est cependant pas impossible de voir émerger un militantisme 2.0 qui doperait volontairement et fausserait ces tendances dans le but d’influencer les résultats.
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