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SEO & achat de liens : Google passe à l’offensive

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Dans le domaine du SEO, l’achat de liens permet de booster artificiellement la popularité d’un site aux yeux de Google. Une pratique qui ne date pas d’hier, utilisée par un grand nombre de référenceurs. D’un côté elle permet à un webmaster ou blogueur de monétiser son site. De l’autre, le site du référenceur / acheteur bénéficie d’un précieux lien qui a valeur de recommandation et contribue à augmenter sa visibilité dans les résultats de recherche. Pendant longtemps l’équipe de lutte anti-spam de Google s’est montrée plutôt laxiste sur le sujet de l’achat de liens en privilégiant d’autres axes d’optimisation comme le filtre Panda ou Pingouin visant respectivement le contenu ou les liens de moindre qualité. Google a récemment réaffirmé qu’il condamnait certaines techniques d’acquisition de liens jugées abusives, parmi lesquelles les billets de blogs sponsorisés ou les publi-rédactionnels. C’est ainsi que l’an passé le site Interflora a subi une pénalité sur Google.co.uk (à savoir un fort recul de visibilité sur les mots-clés de son marché) pour avoir offert des bouquets de fleurs à des blogueurs en les invitant à créer un lien vers le site de la marque en guise de remerciement. Rappelons que le principe du publi-rédactionnel, du billet sponsorisé ou de tout autre lien acheté, n’est pas interprété comme une tentative de manipulation de l’algorithme dès lors que les liens présentent l’attribut « rel= nofollow » qui indique au moteur de ne pas suivre ce lien. Qu’est-ce qu’un lien acheté pour l’équipe de lutte anti-spam de Google ? Découvrez la réponse de Matt Cutts… Buzzea : l’exemple français La croisade de Google contre les plateformes mettant en relation éditeurs et annonceurs (vendeurs et acheteurs de liens) a débuté en 2013 avec la pénalisation des plateformes anglophones Text link Ads puis Backlinks.com. Depuis, des réseaux plus modestes ont été touchés à leur tour : en Pologne, Allemagne, Italie et plus récemment en Espagne. En France, le glas a retenti fin janvier dernier via le compte Twitter de Matt Cutts annonçant la pénalisation de la plateforme Buzzea. Concrètement, que risque-t-on ? Google ne se contente pas simplement d’infliger une sanction à la plateforme qui est à l’origine de la vente. Les clients, acheteurs comme vendeurs, prennent également le risque d’être sanctionnés. Cette sanction peut prendre la forme d’un recul de position d’une ou plusieurs pages ou encore d’une chute brutale du Pagerank. Si l’achat de lien est une façon rapide et efficace de construire un réseau de liens de qualité en vue d’améliorer la visibilité de son site, cette pratique est désormais clairement condamnée et sanctionnée. Comme souvent dans la course au référencement, il s’agit d’analyser les bénéfices envisagés à la lumière des risques encourus. Une alternative ? Si on déplaçait le curseur pour viser la promotion globale d’une marque sans se focaliser sur la sacro-sainte obtention de backlink ? SEO, achat media, relations presse, social media contribuent à construire l’image et la notoriété d’une marque. Couvrir ce vaste champ d’action en valorisant le contenu produit permet de générer des mentions sur la Toile qu’elles intègrent ou non des liens. Une caisse de résonnance qui conduit à diversifier les sources d’acquisition de trafic.
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