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Tendance # 3 : #SPLINTERNET

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Le nombre de canaux continue de se multiplier Après l’arrivée de la radio, de la TV,  de l’email, des sites web, des réseaux sociaux,… chaque jour continue d’amener de nouveaux canaux qui se disputent l’attention de l’audience : applications mobiles, jeux vidéos connectés à Internet, social games, bornes interactives, chaînes de la TNT, projections interactives, géolocalisation, affiches intelligentes avec Usnap de JC Decaux, TV connectée à Internet, nouvelles interfaces de gaming avec Move de Playstation ou Kinect sur Xbox… 2011 ne devrait pas voir d’accalmie avec le développement de la Réalité Augmentée en B2B (pour des tâches de maintenance) ou sur le lieu de ventes, de la 3D, des puces RFID et des objets connectés, des affiches interactives,… Le challenge restant pour les marques de faire les bons choix entre « branchitude » éphémère  et nouvelles opportunités de fond pour atteindre leur retour sur investissement. Même le digital se fragmente en un « Splinternet » Après 10 ans d’un web reposant majoritairement sur les mêmes standards (le html et le protocole http, consommés généralement via un navigateur), celui-ci est en train de se fragmenter. Un site flash n’est pas visible sur un iphone ou un ipad, une application Android ne fonctionne pas sur un iphone,… Un même contenu pourra être consommé via un pc, un mobile, une tablette, une TV, une borne en point de vente et bien d’autres appareils connectés à venir avec pour chacun des contraintes technologiques et de formats différents. En parallèle, une partie croissante des contenus se retrouvent aussi désormais non indexables (ex de Facebook, des applications Apple), voire à l’abri d’un accès protégé parfois payant comme le rêve de « paywall » de Rupert Murdoch. Les marques vont devoir faire face à un « splinternet » comme l’appelle Forrester, entraînant des coûts importants pour publier et mettre à jour la même information sur chacune des plateformes et dans chacun des formats. Tous les formats ne survivront pas et les consommateurs ayant acheté le mauvais appareil en auront pour leurs frais. Quand on voit déjà la difficulté (organisationnelle, financière, technologique,…) de nombreuses entreprises à bien gérer leur présence web, sociale et mobile, le futur  promet d’être un vrai casse-tête avec l’arrivée des tablettes comme l’iPad, de la TV connectée,... The Economist prédit même un éclatement du web en plusieurs réseaux, cloisonnés, sous contrôle et de moins en moins interopérables. Internet cherche sa voie : « web jukebox » vs  « web punk » Après les acteurs en résistance face à l’évolution liée à Internet, d’autres bien plus malins cherchent à influer sur la direction du web pour le canaliser, le contrôler et le monétiser à leur profit. C’est la bataille entre deux conceptions du web diamétralement opposées, entre le « web Punk » et le « web Jukebox ». Le web 2.0 a démocratisé, parfois de manière anarchique et chaotique, la création et la distribution d’information et de contenu, détruisant par là-même le quasi monopole sur la communication de masse des media et des marques. Bienvenue dans le « web punk », où 400M de personnes publient sur un blog, 140M tweetent,… avec passion et liberté. Menacés, media, labels et studios ont pris le web de haut, puis essayé de résister (la bataille contre le P2P,..) en regrettant la bonne époque du Minitel et du paiement au temps passé. Après 10 ans d’errance, un nouveau prophète semble enfin leur proposer une planche de salut : Steve Jobs. Avec son écosystème innovant et astucieux, mixant terminal sécurisé (100M d’iphone + ipod + iPad) pour consommer audio, vidéo et applications, plateforme de paiement et de distribution (iTunes), ergonomie et design, Apple a réalisé un vrai coup de maître suivi par Microsoft avec Xbox, Sony & Playstation, Google, YouTube et Facebook.  Bienvenue dans le camp du « web Jukebox ». Un web propre, au contenu validé par Apple. Adieu porno, rubrique adulte sur Craiglist, caricatures de Charlie Hebdo, chaos… et liberté. Bonjour monétisation. Bye bye téléchargement illégal, CPM de misère… Bienvenue dans un « web playskool » où certes les copyrights sont respectés, les auteurs rémunérés, mais où le web est prémâché, prêt à consommer, et entièrement contrôlé par un grand frère, véritable big brother qui supprime votre Fan Page sans avertissement, qui décide de ce qui est bon pour nous ou pas, … égratignant au passage la conception même de démocratie. Les prochaines années seront donc capitales pour  l’avenir du web…. si les créateurs de contenus doivent et peuvent enfin espérer être rémunérés, le temps dira s’ils ne fuient pas la liberté extrême du web 2.0 pour se mettre sous la protection d’Apple and co, futurs Wallmart de demain qui auront droit de vie ou de mort (digital) sur chaque contenu, sur son prix, son format… Heureusement que les instances anti-monopolistiques veillent
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