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The Toxic Avenger et Orelsan parodient le net

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Pour son nouveau clip "N’importe Comment" , le rappeur caenais Orelsan, associé au DJ parisien The Toxic Avenger, a vu les choses en grand. Imaginez un monde sous la forme d’un réseau social grandeur nature, où les données pourrait être visibles en l’air, sur votre propre silhouette, faisant de la réalité augmentée un concept cheap et obsolète. Choisir ses vêtements le matin ? Rien de plus simple, il y a une application pour ça (!), qui vous permet de visualiser votre tenue et même de l’enfiler en deux temps trois mouvements. Une fille vous plaît dans la rue ? Un simple pincement de doigt dans sa direction pour zoomer sur elle suffit, à moins que vous ne préfériez l’ajouter à vos amis en cliquant sur elle. Envie de danser ? Rendez-vous au DanceRoulette, sorte de boîte de nuit géante où il vous suffit, comme sur ChatRoulette, de cliquer sur Next pour changer de partenaire de dancefloor. Au-delà du côté avant-gardiste extrême de cette vidéo, on retiendra l'hommage en même temps que la froide critique dressée envers les réseaux sociaux, internet, et les nouvelles technologies. Qu’on apprécie ou non la chanson, ce clip risque d’en faire sourire plus d’un, tant les comportements, bien que caricaturés, sont proches de la réalité. Publiée le 21 Juillet, cette vidéo a déjà été vue plus de 140 000 fois sur YouTube. Une certaine habitude pour Orelsan, rappeur atypique (et un peu geek quand même), ayant par le passé su faire parler de lui sur la toile avec ses clips parodiques et satiriques (je vous conseille Changement). Souvenez-vous également de la polémique provoquée par son titre Sale Pute en Mars 2009, lui ayant valu des soutiens politiques louches, de dures critiques et des déprogrammations de festivals criticables. En bref, on peut dire que le garçon, le buzz ça le connaît. L’EP est disponible à la vente sur iTunes avec des remixes de La Caution (la musique arabisante où Vincent Cassel évite des lasers en dansant dans Ocean’s Twelve, c’est eux, rappelez-vous), Make The Girl Dance (les filles nues qui marchent rue Montorgueil…) et le lyonnais SawGood.
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