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Twittclash et parodie : la NBA et les médias sociaux

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1310 matchs, 9 mois de nuit blanche qui ont pris fin ce lundi. La NBA vient de livrer son verdict, les Dallas Mavericks sont les nouveaux champions. Et si vous êtes démunis comme moi, rassurez-vous, le basket a pris fin sur les parquets mais n’est pas prêt de s’arrêter sur les réseaux sociaux. Comment-ça, les joueurs auraient trouvé un moyen de jouer sur Internet ? Mais non, c’est juste que les fans, et même les acteurs de la NBA, s’emparent du moindre sujet pour débattre et blaguer. Mais pour vous qui êtes perdu devant votre écran, voilà quelques conseils à suivre pour créer un vrai « championnat » sur Internet : Conseil n°1 : Faites de l’un des meilleurs joueurs de l’histoire un véritable méchant bafouant toutes les valeurs américaines. Si vous n’en trouvez pas, attendez juste que son ego surdimensionné se développe. Dans notre histoire, Lebron James, « The Chosen One », qui décide en juillet 2010 d’annoncer sur ESPN son départ de la ville ouvrière de Cleveland pour le soleil et les stars de Miami. Cette émission, appelée « The Decision » va lancer les hostilités. En effet, en période de récession économique et de remise en question du modèle américain, il y a de meilleurs exemples. Ajoutez-y  des petites phrases assassines et un ton moqueur et vous avez là le parfait bouc émissaire. Ensuite, laissez les nombreux fans utilisez Photoshop et Paint pour obtenir des parodies et faites les tourner avec votre compte Twitter. Le championnat est bel et bien lancé. Conseil n°2 : Toutefois, cela ne suffit pas. Il faut créer un agneau contre ce grand méchant loup. Dans notre histoire, la ville de Cleveland toute entière, avec à sa tête le propriétaire des Cavaliers, Dan Gilbert. Donnez-lui un compte twitter et une machine à fabriquer des t-shirts et vous voilà partis dans une des plus belles rivalités du sport. Vous avez là un vrai débat social, entre 2 Amériques : l’Amérique ouvrière et l’Amérique bling-bling. Conseil n°3 : Ajoutez-y un petit grain de sable, ou dans notre cas un gros. Ce dernier aura pour objectif d’encourager l’agneau. Ici nous prendrons Mark Cuban, propriétaire des Dallas Maveriks, qui nous a fait partager sa joie durant toutes les finales NBA. Accordez-lui le droit de dire ce qu’il veut, quand il veut et vous ne serez pas déçu.   Et puis pour bien enfoncer Lebron James, donnez lui un appareil photo et vous vivrez toutes les célébrations en direct. Dès lors,  Dallas, la ville souvent associée à tous les clichés américains, va devenir « The Place To Be » et les Maveriks synonymes de bon goût sur Twitter. Conseil n°4 : Enfin, pour détendre l’atmosphère, utilisez l’un des plus grands joueurs de l’histoire, mais à coup sur le plus grand « showman », qui nous fera  vivre sa dernière saison. Je parle bien évidement de Shaquille O’Neal, grand adepte des vidéos inutiles postées sur Twitter. S’il ne chante pas dans sa voiture, c’est qu’il s’amuse avec une marionnette ou crie sa joie d'aller à un concert. Toutefois ces vidéos ne doivent pas être engagées dans le conflit précédent. Elles servent juste à détendre l’atmosphère. Au final, vous obtenez un vrai coup marketing pour la NBA. Cette dernière organise même un concours pour élire le Social MVP, c'est-à-dire le joueur le plus twitté, le plus cité sur Facebook. Et à ce petit jeu c’est le « méchant » qui sort gagnant. Lebron arrive en tête avec  124 039 mentions durant les play-offs. La NBA a donc réussi, il n’y a plus de bagarre et de vilain geste sur le terrain, tout se passe en virtuel.
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