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Ville 2.0 Partie 1 : myneighborhood.net, Peuplade, Citizen Bay

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Les projets web 2.0 cherchant à apporter des réponses aux nouveaux enjeux sociaux que pose la ville ne manquent pas. Du réseau Villes 2.0 à l’institut de recherches et prospective postale en passant par le programme européen IPCity et le projet Urban Atmospheres, de nombreux acteurs pensent la relation ville-web 2.0. État des lieux et mise en perspective.

Le réseau omniprésent
Un réseau accessible en tout lieu, à domicile ou en déplacement, à l’intérieur comme à l’extérieur. Cette vision à débuté avec les bornes wifi. Puis ces îlots de connexion sont devenus plus nombreux et ont commencé à s’organiser. Enfin, les territoires ont pris la mesure de l’intérêt d’une couverture wifi pour leur attractivité et ont investi dans les infrastructures de communication : des villes comme Paris, mais également des pays comme l’Estonie. Pour la suite, le wimax permettra d’élargir plus encore l’étendue du réseau, le rendant omniprésent, ou pervasif. Pour plus d’info, se référer à la tendance Online oxygen publiée par trendwatching. Voir aussi la conférence internationale sur l’Ubiquitous Computing. Cette connexion illimitée en haut débit de n’importe quel lieu aura nécessairement une influence sur les comportements sociaux urbains comme elle donnera un accès immédiat à une source inépuisable d’information et de personnes. Des services web dessinent déjà les contours de ce que pourraient être les interactions sociales dans une ville 2.0.

Les voisins 2.0
En effet, la dimension globale d’Internet ne doit pas faire oublier que le web reste un outil performant à l’échelle locale. Fort de ce constat, des services web se sont mis en place pour assister l’internaute hic et nunc. Myneighborhood.net, encore en beta, vous connecte à vos voisins pour des échanges de services et de bons plans. Il existe un site similaire pour le Royaume-Uni. En France il y a Citizenbay, mais aussi Etyssa, qui commercialise auprès des collectivités territoriales ce type de service. Toujours en France, évoquons le portail collaboratif Paname ensemble et l’initiative Peuplade, qui, dans une démarche plus militante, souhaite inventer une vie sociale libre ouverte et responsable. Dans le même ordre d’idée, citons Jabberwocky, une application pour téléphone bluetooth qui vous connecte aux étrangers familiers, ces personnes croisées régulièrement lors des migrations pendulaires. Tous ces sites web se fondent sur le principe que la mixité sociale est créatrice de richesse, d’ouverture, et, in fine, d’entraide. Pour une analyse différente, nous pouvons nous référer au livre Le présent liquide, écrit par Zygmunt Bauman, selon qui la mixité sociale génère un sentiment d’insécurité que les individus tentent de contenir par une ghettoïsation accrue. Un moyen de dépasser cette dialectique sera peut-être à trouver dans le comportement de l’internaute. Illustration : soit A cherche une baby-sitter, lance une recherche en ce sens et obtient comme résultat B à 500 mètres et C à 1800 mètres. Est-ce que A accordera a priori un capital-confiance plus élevé à B qu’à C ? À partir de quelle distance A considèrera-t-il que C « est trop loin » ? Les réponses à ces questions, obtenues via les statistiques des comportements des internautes, permettraient de dessiner une carte des perceptions sociales : l’entraide oui, mais à l’intérieur d’une zone délimitée. Pour rester sur l’idée de zone délimitée, un nouveau service, walkscore, calcule le score d’accessibilité à pied de votre maison : concrètement, plus le score est haut, plus vous avez de services à proximité. Un autre service utile : UnVéloVite, qui présente sur une carte interactive la disponibilité en temps réel des bornes de vélos de Paris et Lyon. Ce billet est la première partie d’une note sur la ville 2.0. Après les relations de proximité, la seconde partie se concentrera sur le concept de réalité augmentée, en montrant comment Internet apporte une nouvelle dimension à l’expérience urbaine.
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