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Ville 2.0 Partie 2 : la ville medium

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Ce billet fait suite à une précédente note sur la ville 2.0. Après nous être intéressés à l’influence d’Internet sur les relations de quartiers, nous allons maintenant embrasser une vue plus large de l’utilisation d’Internet dans l’espace urbain. La réalité augmentée
Si le type d’entraide tel qu’évoqué dans la première partie est fortement impliquant et oblige l’internaute à dévoiler au moins partiellement son identité, il est néanmoins des outils de la ville 2.0 qui favorisent les interactions interpersonnelles en conservant l’anonymat des intéressés. Illustration avec le Citywall d’Helsinki.

Cet exemple vaut à l’échelle d’une ville et requiert l’utilisation d’un ordinateur ou de l’installation sur site. Dans le même ordre d’idée, les city guides collaboratifs permettent d’échanger ses bonnes adresses. Exemple en France avec dismoioù, justeàcôté, voozici ; Londres avec welovelocal ; les États-Unis avec Insider Pages, Judy’s Book ou Yelp ; et même le monde entier avec wikimapia. Avançons de quelques années. Grâce au réseau omniprésent et à mon assistant personnel-GPS, je suis connecté automatiquement au forum du lieu où je me trouve. S’agit-il d’un restaurant et je peux lire le menu et les avis des autres participants. Serais-je dans une bibliothèque et je peux en consulter le catalogue directement de mon appareil tout en lisant les critiques des précédents intervenants, ou même poser une question sur un auteur qui m’intéresse. Ces scénarii sont inspirés du billet d’Anuhi sur la réalité augmentée. Le principe est d’apporter une dimension collaborative et sociale à l’expérience d’un lieu. De ce point de vue, iDTGVandCo offre un service approchant pour le train et l’idée est d’adapter, notamment en le rendant plus souple, ce type de service à n’importe quel lieu.

Idtgv & co
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Cependant la tendance Casual soulignée par ubercool montre qu’Internet et son anonymat ne favorise pas la bienveillance sur les espaces de discussion. Un autre problème qui émergera sera la saturation d’information disponible. Une solution pour la filtrer sera peut-être de ne se référer qu’à son groupe d’amis, ce qui induira inévitablement la traçabilité des mouvements à l’image de ce que proposent le jeu sur mobile Mogi ou les réseaux sociaux loopt et Plazes. En effet, ajoutons un éditeur d’avis à ces réseau sociaux et nous obtenons un city guide collaboratif, personnalisé et actualisé en temps réel. Pourtant ce city guide se trouve dans un serveur qui n’a aucun lien avec l’endroit réel qu’il désigne. Examinons dès lors comment l’information collaborative peut investir concrètement la ville. La ville est le medium
En effet, jusqu’à présent l’information attachée à un lieu n’y est pas physiquement stockée ni présentée. Elle peut être consultée de n’importe quel appareil connecté sans forcément se trouver audit endroit. Alors que les innovations ne manquent pas pour présenter l’information dans un environnement urbain. Qu’elle soit accessible uniquement via un appareil personnel, exemples avec les QR codes, Kameraflage, ou Spellbinder. Ou que l’information soit entièrement intégrée à l’architecture, comme sur les écrans de béton de Chronos Chromos Concrete ou Innovation Lab.

Quand ces innovations seront accessibles au grand public, chaque lieu pourra ainsi être taggé et commenté, virtuellement et matériellement. La ville elle-même deviendra le support et cette couche d’information apportera une nouvelle dimension à notre perception de la ville. Les comportements existent déjà, après tout les murs ont la parole depuis longtemps…
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