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"WE SELL GUNS !" : nouvelle campagne de l'association "STOP HANDGUN VIOLENCE".

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Aux Etats-Unis, la possession d'armes à feu est l'un des sujets les plus sensibles et il divise les Américains depuis des années. Certains estiment qu'il est un devoir (patriotique) d'en posséder une chez soi lorsque d'autres se battent pour éviter de nouveaux carnages dans les universités... Ainsi, l'association "STOP HANDGUN VIOLENCE" a décidé de marquer les esprits pour améliorer la législation sur l'achat des armes à feu. Sa dernière campagne de communication, réalisée par l'agence MODERNISTA, visait notamment à porter atteinte au puissant lobby politique, le NRA ( National Rifle Association), principal défenseur de la vente d'armes libre, de l'entraînement à la survie, et des compétences de tirs. Plusieurs panneaux géants ont été déployés dans la ville de Boston, élaborés sur le même modèle que ceux vantant les fameux «gunshows» américains (salons d'armement). Le panneau mettait en avant, sur un ton cynique, la faible réglementation régissant l'achat d'armes dans 32 états. A l'aide de néons et d'une phrase choc, voilà ce que l'on pouvait lire: «On vend des armes! Pas d'identité requise. Pas de recherche d'antécédents. Criminels et terroristes bienvenus!» Autant dire qu'il s'agit d'une belle "claque" pour le NRA, bien qu'une simple campagne comme celle-ci soit loin d'inquiéter sérieusement le lobby. Le jeudi 26 mai 2008, la cour suprême de justice américaine a même confirmé le droit individuel de chaque américain à posséder une arme et s'en servir, notamment dans les cas d'auto-défense. L'interprétation du second amendement faite par la NRA a donc été confirmée par cette décision allant à l'encontre des lois d'interdiction totale des armes à Washington DC... Le concept a été décliné à l'aide d'autre affiches toutes aussi percutantes les unes que les autres : Même s'il reste bien du chemin à faire, la campagne aura fait parler d'elle. Il faut être assez déterminé pour associer dans une même phrase les mots "terroriste" et "bienvenue" (surtout aux Etats-Unis). En revanche, on pourrait déplorer le fait qu'il n'y ait eu aucun dispositif web pour renforcer une telle action... Peut-être est-ce simplement le début d'une vraie campagne d'engagement ? Affaire à suivre.
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